Comme vous l’avez déjà certainement lu, le FMI pointe du doigt l’IA, en bien et en mal. Les indices européens sont orientés à la baisse sauf le SMI qui gagne quelques points grâce à Givaudan et à Nestlé. Aux Etats-Unis les valeurs technologiques montrent une image contrastée et le secteur bancaire souffre malgré de bons résultats trimestriels.
Le Fonds monétaire international (FMI) a alerté mardi sur les risques importants pour la croissance et la stabilité financière liés à une éventuelle fin du boom des investissements dans l’intelligence artificielle (IA), à l’augmentation des niveaux d’endettement et à la prolongation du conflit au Moyen-Orient.
Le FMI prévoit une croissance mondiale de 3,1% en 2026, en légère hausse par rapport à sa prévision de 3,0% publiée en juillet, les investissements toujours soutenus dans les infrastructures liées à l’IA compensant la hausse des prix du pétrole provoquée par la guerre au Moyen-Orient.
Dans un autre scénario défavorable, le FMI a indiqué qu’une forte baisse des investissements dans l’IA pourrait entraîner une chute brutale des prix des actifs, réduisant au final le produit intérieur brut (PIB) mondial de 1,1% d’ici 2028, dont une baisse de 1,8% de la production des États-Unis. Une correction consécutive du marché de l’IA se répercuterait sur l’économie réelle, faisant baisser les prix d’un éventail plus large d’actifs ainsi que la demande globale par le biais d’une réduction de l’effet de richesse, a déclaré Athanasios Vamvakidis, directeur adjoint du département des marchés monétaires et de capitaux du FMI.
Elle entraînerait également une baisse des échanges commerciaux, a déclaré l’économiste en chef du FMI, Silvana Tenreyro. Les échanges de biens liés à l’IA ont progressé de 29% entre 2023 et 2025, soit plus de trois fois le taux de croissance de 8,3% du commerce mondial sur la même période. Sans les échanges liés à l’IA, la croissance globale du commerce n’aurait été que de 4,6%, a-t-elle ajouté.
Les inquiétudes mises en évidence à Bangkok concernent également les risques de cybersécurité liés à l’IA. Elles interviennent alors que les autorités de réglementation bancaire intensifient leurs efforts pour contenir les risques liés à l’IA, Reuters ayant rapporté que les principaux régulateurs américains interrogeaient les banques sur leur utilisation de modèles d’IA avancés et que les régulateurs européens pressaient les banques de renforcer leurs plans de rétablissement.
Le Fonds monétaire international (FMI) a alerté mardi sur les risques importants pour la croissance et la stabilité financière liés à une éventuelle fin du boom des investissements dans l’intelligence artificielle (IA), à l’augmentation des niveaux d’endettement et à la prolongation du conflit au Moyen-Orient.
Le FMI prévoit une croissance mondiale de 3,1% en 2026, en légère hausse par rapport à sa prévision de 3,0 % publiée en juillet, les investissements toujours soutenus dans les infrastructures liées à l’IA compensant la hausse des prix du pétrole provoquée par la guerre au Moyen-Orient.
Dans un autre scénario défavorable, le FMI a indiqué qu’une forte baisse des investissements dans l’IA pourrait entraîner une chute brutale des prix des actifs, réduisant au final le produit intérieur brut (PIB) mondial de 1,1 % d’ici 2028, dont une baisse de 1,8 % de la production des États-Unis. Une correction consécutive du marché de l’IA se répercuterait sur l’économie réelle, faisant baisser les prix d’un éventail plus large d’actifs ainsi que la demande globale par le biais d’une réduction de l’effet de richesse, a déclaré Athanasios Vamvakidis, directeur adjoint du département des marchés monétaires et de capitaux du FMI.
Elle entraînerait également une baisse des échanges commerciaux, a déclaré l’économiste en chef du FMI, Silvana Tenreyro. Les échanges de biens liés à l’IA ont progressé de 29 % entre 2023 et 2025, soit plus de trois fois le taux de croissance de 8,3 % du commerce mondial sur la même période. Sans les échanges liés à l’IA, la croissance globale du commerce n’aurait été que de 4,6 %, a-t-elle ajouté.
Les inquiétudes mises en évidence à Bangkok concernent également les risques de cybersécurité liés à l’IA. Elles interviennent alors que les autorités de réglementation bancaire intensifient leurs efforts pour contenir les risques liés à l’IA, Reuters ayant rapporté que les principaux régulateurs américains interrogeaient les banques sur leur utilisation de modèles d’IA avancés et que les régulateurs européens pressaient les banques de renforcer leurs plans de rétablissement.
Coup d’œil sur les marchés
À Paris, le CAC 40 a fini sur une perte de 0,07%. Le Footsie britannique a reculé de 0,06% et le Dax allemand a reflué de 0,10%. L’indice EuroStoxx 50 a perdu 0,57%, le FTSEurofirst 300 0,18% et le Stoxx 600 0,10%. Ce dernier indice a été pénalisé en premier par le compartiment technologique, qui a abandonné en clôture 1,39%. L’indice phare paneuropéen avait pourtant touché en séance son plus haut niveau depuis le 6 octobre, à 640,11 points, sur fond de repli des prix de l’énergie et des rendements obligataires souverains. Comme en Asie et aux Etats-Unis, les fabricants européens de puces ont terminé dans le rouge : STMicroelectronics, Soitec, Infineon et ASML ont cédé de 2,13% à 5,95%. Les résultats de LVMH (-0,11%) ont pesé sur le compartiment du luxe (-0,74%), le géant français ayant fait état de ventes trimestrielles inférieures aux attentes sur fond de détérioration de la confiance des consommateurs en Chine. Hermès, Kering et Richemont ont reflué respectivement de 1,94%, 1,45% et 0,44%. Publicis a pris 2,23% à la faveur de la confirmation de ses prévisions annuelles après un trimestre meilleur que prévu. Nokia a perdu 3,11% après la décision du fabricant finlandais d’équipements télécoms de céder son activité Enterprise Campus Edge au groupe de capital-investissement Aurelius. BP a progressé de 3,74% après avoir annoncé anticiper une hausse de sa marge de raffinage au troisième trimestre. Les sociétés minières spécialisées dans les métaux précieux ont reculé de 1,4%, pénalisées par la baisse des cours de l’or et de l’argent dans l’attente des chiffres de l’inflation américaine. Les sociétés minières de métaux industriels ont également reculé de 1,7%, le producteur de cuivre Antofagasta ANTO.L enregistrant une baisse de 5,6%, la plus forte du FTSE 100.
En Suisse, le Swiss Market Index (SMI) a terminé en hausse de 0,36%. Le géant verniolan des arômes et parfums Givaudan (+9,4%) est resté en tête d’indice, avec la publication des chiffres du troisième trimestre et une croissance organique sensiblement supérieure aux attentes du marché. Les poids lourds ont finalement reculé en fin de journée avec le laboratoire Roche en perte de 0,1% et son homologue Novartis de 0,5%, alors qu’ABB a lâché 0,37%. Seul le paquebot alimentaire Nestlé est resté positif en prenant 1,2%. En queue d’indice phare, VAT Group a perdu 2,7%, avec Alcon non loin de là (-1,9%) et Lonza (-1,3%). Le numéro un bancaire helvétique UBS a fini sur une hausse de 0,2%, parallèlement à l’annonce de la commission de l’économie du Conseil des Etats qui a soutenu mardi l’instrument conçu pour la gestion de crise bancaire, à savoir que la Suisse doit disposer d’un mécanisme public de garantie des liquidités (PLB). La commission a cependant proposé un traitement différent pour UBS.
L’inflation allemande a accéléré à +3,3% sur un an en septembre, après +2,9% en août, selon les chiffres définitifs de l’Office fédéral de la statistique, qui confirment les données préliminaires initialement publiées. Le rendement du Bund allemand, référence en zone euro a fini sur la maturité à dix ans en repli de 1,2 point, à 3,46%, tandis que le deux ans est ressorti à 3,12% après une ouverture à 3,09%. Le rendement français à 10 ans est tombé jusqu’à 4,8034%, après avoir terminé lundi à 4,8958%.
La Bourse de New York a clôturé dans le rouge mardi, digérant à la fois les résultats trimestriels des grandes banques et le recul de plusieurs géants des semi-conducteurs. Le Dow Jones a perdu 0,35%, l’indice Nasdaq a reculé de 0,15% et l’indice élargi S&P 500 (-0,02%) a terminé non loin de l’équilibre. Les semi-conducteurs, principaux bénéficiaires des investissements dans l’IA, ont été particulièrement touchés par des « craintes liées à l’intensification de la concurrence exercée » par le champion chinois des puces mémoire ChangXin Memory Technologies (CXMT). L’entreprise a dit avoir progressé dans la conception d’une puce plus dense, capable de stocker davantage de données sur une même surface. Elle compte livrer d’ici la fin de l’année des modules de mémoire pour serveurs utilisant cette technologie. A Wall Street, Micron (-3,62%) et SK hynix (-3,19%) ont accusé le coup. D’autres géants du secteur, qui avaient pourtant démarré la séance dans le rouge, sont finalement parvenus à garder la tête hors de l’eau, à l’instar de Nvidia (+0,97%), AMD (+1,90%) ou Marvell (+1,08%). La banque d’affaires américaine Goldman Sachs (-0,23% à 891,91 dollars) a reculé, malgré un chiffre d’affaires en hausse au troisième trimestre, de 18,68 milliards de dollars, grâce aux activités de négociation d’actions et de conseil. Sa concurrente JPMorgan Chase (-0,82% à 331,57 dollars) a déçu les attentes, plombée par une charge exceptionnelle de plus de 600 millions de dollars liée à des pertes sur un investissement en titres non précisé. Citigroup a également glissé de 5,60% malgré des résultats meilleurs qu’escompté.
Le rendement du bon du Trésor américain de référence à 10 ans reculait dernièrement de 2,1 points de base, à 5,223%, après être tombé plus tôt à 5,1727%, son plus bas niveau depuis le début du mois d’octobre. Le rendement de l’obligation à 30 ans a reculé de 3,3 points de base, à 5,566%, après avoir atteint plus tôt 5,5355%. Le rendement du titre du Trésor américain à 2 ans a progressé de 0,9 point de base, à 4,8%, après être tombé jusqu’à 4,757%.
Les cours pétroliers sont irréguliers mardi, le marché étant partagé entre la perspective d’un accord américano-russe sur le diesel qui pourrait accroître les flux de brut en provenance de Moscou et les craintes d’une perturbation de l’approvisionnement après de nouvelles attaques en Arabie saoudite et au Yémen. Le Brent reflue de 0,73% à 105,84 dollars le baril et le brut léger américain grappille de 0,16% à 93,85 dollars. Le repli sur le Brent est toutefois modeste car cette référence du pétrole a fini lundi à un sommet depuis le 15 septembre, tandis que le WTI a terminé la veille à son plus haut niveau depuis le 24 septembre.
L’euro a rebondi mardi après avoir atteint un plus bas d’environ 17 mois, malgré une nouvelle hausse des prix du gaz, l’un des principaux moteurs de l’inflation dans la zone euro, tandis que les inquiétudes concernant les perspectives budgétaires de la France persistaient. Il progressait de 0,40 %, à 1,1198 dollar, après être tombé lundi à 1,11525 dollar, son plus bas niveau depuis mai 2025. Le yen s’est renforcé de 0,18 %, à 158,33 pour un dollar, après que les données de la Banque du Japon (BoJ) ont montré que les prix de gros avaient augmenté de 6,8 % sur un an en septembre, un chiffre inférieur à la prévision médiane du marché de 7,6 %, mais suffisamment élevé pour alimenter les craintes du marché concernant une hausse des taux d’intérêt. Le dollar australien s’établissait à 0,69830 dollar, après la publication du compte rendu de la réunion de septembre du conseil de la Banque de réserve d’Australie. Le conseil a voté à l’unanimité une hausse des taux, la quatrième cette année.
L’or au comptant a reculé de 0,3% à 4’157,90 dollars l’once. Sur les autres métaux précieux, l’argent au comptant a reculé de 1,8%, le platine a cédé 1,4% et le palladium a abandonné 1,5%.
Les contrats à terme sur le soja de novembre du Chicago Board of Trade ont terminé en baisse de 4 cents, à 12,83-3/4 dollars le boisseau, tandis que ceux sur le maïs de décembre ont cédé 1/4 cent, à 4,82-3/4 dollars le boisseau. La reprise de la demande à l’exportation a soutenu les prix du maïs après que l’USDA a relevé de manière inattendue ses prévisions de production américaine à la fin de la semaine dernière, ce qui avait fait plonger les prix à leurs plus bas niveaux en deux mois. Les contrats à terme sur le blé de décembre du CBOT ont reculé de 3 cents, à 6,69-1/4 dollars le boisseau, enregistrant leur quatrième baisse en cinq séances.
Ce matin en Asie : Les actions asiatiques ont légèrement progressé mercredi, les valeurs liées à l’intelligence artificielle ayant bénéficié d’un répit après leur repli. L’indice le plus large de MSCI, Morgan Stanley Capital International (MSCI), regroupant les actions de la région Asie-Pacifique hors Japon, gagnait 0,5% après que les actions américaines eurent terminé la séance précédente en légère baisse. Le Nikkei japonais progressait de 0,2% et le Kospi sud-coréen gagnait 1,8%. En revanche les bourses chinoises ouvrent en baisse. L’indice composite de Shanghai a reculé de 0,3% et le Shenzhen Component a chuté de 1,8%.
Les cours du cuivre ont progressé mercredi, soutenus par les inquiétudes concernant l’offre au Chili, premier producteur mondial, tandis que les marchés surveillaient l’évolution de la situation dans les principales mines de cuivre. Le cuivre de référence à trois mois sur le London Metal Exchange gagnait 0,7%. Parmi les métaux négociés au LME, l’aluminium progressait de 0,2%, le zinc gagnait 0,4%, le plomb était stable, le nickel gagnait 0,5% et l’étain reculait de 0,1%.
Aujourd’hui, le rapport sur l’indice des prix à la consommation aux États-Unis (CPI) est attendu à 12 h 30 GMT, suivi jeudi par l’indice des prix à la production (PPI) et les chiffres des ventes au détail. Le président de la Fed de New York, John Williams, a réaffirmé qu’il estime que la banque centrale américaine pourrait devoir relever encore une fois ses taux d’intérêt cette année afin de faire baisser l’inflation. Les marchés intègrent une probabilité d’environ 23% d’une hausse des taux américains ce mois-ci et de 88 % d’une hausse en décembre, selon l’outil FedWatch de CME.