Les constats souvent effectués à l'examen des classements de la plateforme amLeague amènent à des constantes: en fonction des saisons, la proportion des asset managers actifs (vs les gérants passifs qui ne font que répliquer un indice) qui bat leur benchmark est stable et on peut l'évaluer à une petite moitié des portefeuilles qui sont visibles sur le site www.am-league.com.

Par Antoine Briant, CEO de amLeague

 

AMLEAGUE - Antoine Briant 5x4Rappelons en effet que de très nombreux portefeuilles sont présents en mode ‘blind’ et ne souhaitent pas apparaitre de façon visible. Ils réservent l’utilité de la plateforme à des finds de benchmarking ou de test de stratégies en interne, avant déploiement public. A titre d’exemple, amLeague administre plus de 100 portefeuilles Actions Euro, seule une petite vingtaine a demandé un statut visible publiquement.

Quel que soit le nombre de portefeuilles observés, ceux qu’on peut retrouver sur la plateforme publique ou la totalité, la proportion de ceux qui battent le benchmark est à peu près la même. On note également que, en fonction des saisons, les gérants de telle ou telle classe d’actifs feront mieux que leurs collègues de la compétition d’à côté. Ainsi, sur les deux classes qu’amLeague analyse pour le compte de investir.ch à savoir Actions EUROPE et GLOBAL equities Low Carbon, c’est l’une ou l’autre alternativement qui présente un nombre signifiant de portefeuilles au-dessus du benchmark. NB: ces deux compétitions regroupent environ le même nombre de portefeuilles visibles publiquement ce qui facilite la comparaison.

Pour la période janvier/juin observée ici, on constate que les gérants EUROPE sont plus nombreux à battre leur benchmark (STOXX 600 NR) que ceux du mandat GLOBAL (MSCI World). Et dans les deux cas, un leader mène largement la danse (et fausse un peu les données sur les moyennes).

EUROPE

Pour la période 31 dec 2025 / 11 juin 2026, le benchmark STOXX 600 marque +6.25%. La moyenne des compétiteurs est à 7.62% ce qui est très bon …mais avec un leader, ARKEA AM, très nettement au-dessus de ses collègues (+de 20%). Si on l’exclue du champ, le suivant (OFI Invest et sa stratégie smart beta) est à +13%. Ce simple fait explique en partie pourquoi la moyenne se comporte si bien par rapport au benchmark. Nonobstant ce fait, on trouve de nombreux portefeuilles ‘beyond bench’ et c’est une bonne chose. Parmi les gagnants de cette première partie d’année, on trouve quelques noms bien connus des professionnels de la sélection de gérants (BNP Paribas AM, DPAM, La Francaise- Credit Mutuel, …) et d’autres beaucoup moins, pour autant présents de façon consistante sur amLeague (ALphajet, Finaltis, Bright Cap).

2026.06.16.amLeague EUROPE equities 2026 YTD ranking as of June 9

GLOBAL Low Carbon

La performance moyenne des gérants Actions internationales est beaucoup plus en ligne avec le benchmark puisque elle se situe seulement 4 points de base au-dessus du MSCI World, soit rien du tout ; la photo serait prise un autre jour, les points de base peuvent être d’un côté ou de l’autre. Le point important est que là aussi, un gérant domine très nettement le classement, il s’agit du portefeuille d’Amundi US (ex Pionneer)qui s’envole devant ses compétiteurs avec plus de 9 points d’avance sur le suivant (APICIL). Avec un score de +25% contre « seulement » 9.50% pour le benchmark. Si on regarde attentivement les détails (sur le site am-league.com), on constate de plus que cette performance a été obtenue en générant un tracking error certes important (>7) mais encore « décent ». Trois gérants présents dans ce club des ‘beyond bench’ ont également battu leur benchmark sur EUROPE: ARKEA, La Francaise-Credit Mutuel et BNP Paribas.

2026.06.16.amLeague GLOBAL LC - 2026 YTD ranking as of JUNE 9

Conclusion

  1. Des portefeuilles de gestion active au-dessus de leur benchmark
  2. Tant sur EUROPE que sur GLOBAL, un leader totalement détaché des suivants
  3. Un certain niveau de consistance chez les meilleurs asset managers, ils le sont dans les deux classes d’actifs