Trois ans après la refonte de son équipe de gestion, Carmignac Patrimoine a retrouvé une dynamique positive avec une performance de +33.7%. Derrière ce renouveau, moins une révolution qu’une nouvelle façon d’exploiter ce qui fait depuis toujours la singularité du Fonds : sa capacité à faire travailler plusieurs moteurs de performance, ensemble ou tour à tour.

Depuis sa création, Carmignac Patrimoine s’appuie sur une conviction forte : multiplier les sources de performance plutôt que dépendre d’un seul scénario de marché. Actions, obligations, devises, stratégies tactiques et allocation d’actifs constituent autant de moteurs capables de se relayer au fil des cycles. Une philosophie ancrée depuis 37 ans dans l’ADN du fonds, et qui a pris une nouvelle dimension depuis le changement d’équipe de gestion en septembre 2023.

Un nouveau cockpit pour un nouveau régime de marché

Le point de départ du renouveau est presque paradoxal: le monde est redevenu favorable à la gestion diversifiée précisément parce qu’il est devenu plus compliqué à diversifier. Pendant des années, la mécanique était relativement simple. Les actions apportaient la croissance, les obligations amortissaient les phases de stress et la baisse structurelle des taux soutenait simultanément la plupart des actifs financiers. Le retour de l’inflation a cassé cette mécanique. Les taux peuvent désormais monter lorsque les actions baissent. Les obligations ne jouent plus systématiquement leur rôle d’amortisseur, elles sont devenues une source de risque, mais également d’opportunités. C’est précisément autour de cette idée que l’organisation de Carmignac Patrimoine a été repensée.

Pour en savoir plus

Quatre moteurs au service de la diversification

En trois ans, les moteurs de performance se sont relayés au fil des marchés. Actions, obligations, devises ou stratégies macro : comme l’illustre le graphique, la performance n’a jamais reposé sur un seul moteur. Cette diversification nous a permis de trouver des sources de valeur dans différentes classes d’actifs, y compris dans des phases de marché plus turbulentes. Revenons sur chacun de ces moteurs à travers quelques moments où ils ont pleinement joué leur rôle.

Moteur obligataire

La force de la gestion obligataire tient avant tout à sa flexibilité. Avec une sensibilité aux taux pouvant évoluer entre –4 et +10, le fonds n’est pas condamné à subir une hausse des rendements obligataires : il peut aussi chercher à en profiter. Depuis 2022, cette flexibilité est devenue particulièrement importante. Les obligations, longtemps perçues comme le moteur défensif naturel d’un portefeuille, sont redevenues une source de volatilité. Mais qui dit davantage de risque dit aussi davantage d’opportunités pour une gestion active.

Exemple: 2026, profiter d’un marché obligataire difficile
Depuis le début de 2026, alors que plusieurs grands indices obligataires reculent de 2 à 4%, la poche obligataire de Carmignac Patrimoine a contribué à hauteur d’environ 3% à la performance du fonds1.

Trois convictions ont notamment porté cette contribution. D’abord, le marché sous-estimait la persistance de l’inflation : les obligations indexées permettaient de s’exposer à ce risque encore insuffisamment intégré dans les prix. Ensuite, les taux longs rémunéraient mal la dégradation des finances publiques : certaines positions vendeuses sur les maturités longues américaines et européennes ont bénéficié de la remontée des rendements. Enfin, toutes les dettes souveraines ne présentaient pas le même profil : une position vendeuse sur la dette française face à une position acheteuse sur la dette allemande a permis de chercher de la performance dans l’élargissement de l’écart entre les deux marchés.

Moteur actions

La force de la gestion actions repose sur la capacité à combiner convictions de long terme et discipline de valorisation. Dans un environnement où le coût du capital est durablement plus élevé, la croissance ne suffit plus: le prix payé pour cette croissance devient déterminant. L’équipe cherche donc à identifier des entreprises exposées à des tendances structurelles, tout en analysant l’ensemble de leur chaîne de valeur pour déterminer où se concentrent les profits et où les valorisations restent attractives. Cette discipline conduit à faire évoluer les expositions lorsque le potentiel de hausse ne rémunère plus suffisamment le risque.

Exemple: l’IA, regarder au-delà des grandes plateformes américaines
Depuis 2024, les investissements liés à l’intelligence artificielle ont été un moteur majeur de la poche actions, générant à eux seuls près de 8 points de surperformance par rapport au MSCI AC World2. Plutôt que de concentrer l’exposition sur les grandes plateformes américaines, l’équipe a cherché à identifier les maillons critiques de la chaîne de valeur de l’IA.

Des sociétés comme TSMC, Broadcom ou SK Hynix3, présentes en portefeuille depuis 2024, ont ainsi bénéficié de l’accélération des investissements dans la puissance de calcul, les semi-conducteurs avancés et la mémoire. Après la forte progression de ces valeurs, l’équipe a cherché à diversifier davantage son exposition à l’IA, en élargissant ses recherches à d’autres segments de la chaîne de valeur et à d’autres géographies, notamment auprès de certains fournisseurs japonais de l’industrie des semi-conducteurs. L’objectif : continuer à capter la croissance structurelle liée à l’IA tout en multipliant les sources de performance.

Moteur devises

La force de la gestion des devises est de pouvoir dissocier une conviction sur un actif de celle sur sa monnaie. Être positif sur une entreprise//dette étrangère ne signifie pas nécessairement vouloir être exposé à sa devise. Cette liberté peut permettre à la fois de réduire certains risques de change et de prendre des positions actives sur des devises lorsque les écarts de croissance, de politique monétaire ou de valorisation offrent des opportunités.

Exemple : 2025, rester investi aux États-Unis sans conserver le même risque dollar
En 2025, le dollar a perdu environ 12% face à l’euro. Le fonds avait pourtant conservé des convictions importantes sur plusieurs entreprises américaines, tout en réduisant fortement son exposition à leur devise.

Cette sous-exposition au dollar reflétait notamment les interrogations de l’équipe sur le rôle protecteur du billet vert dans un environnement où une partie des incertitudes provenait directement des États-Unis. Elle a permis de limiter l’effet négatif de la baisse du dollar sur les positions américaines. Parallèlement, des positions sur plusieurs devises émergentes, notamment sud-américaines, ont offert une autre source de rendement. La gestion des changes a ainsi permis à la fois de couvrir un risque et d’exprimer des convictions réellement diversifiantes.

Gestion macro actions

La force de la gestion macro tient à sa capacité de dissocier les convictions de long terme du niveau et de la nature du risque que l’on souhaite porter à court terme. Grâce aux futures, aux options ou aux stratégies de volatilité, l’équipe peut ajuster rapidement l’exposition nette aux actions entre 0 et 50 %. Mais son rôle ne se limite pas à réduire le risque. La gestion macro actions permet également de réengager rapidement du bêta, d’exprimer une vue tactique sur un marché, un secteur ou un facteur, ou encore de compléter temporairement certaines expositions insuffisamment représentées dans le portefeuille de titres. Il constitue ainsi un outil d’allocation à part entière, permettant d’adapter rapidement le portefeuille actions aux évolutions du régime de marché.

Exemple: avril 2025 et l’épisode des droits de douane
Les annonces tarifaires américaines ont déclenché une correction proche de -20%, suivie d’un rebond de près de +15% en un mois. En amont du choc, le portefeuille détenait des puts sur indices et des options sur le VIX, qui a permis de ramener rapidement l’exposition nette aux actions jusqu’à 17%, et ainsi de limiter la perte maximal à -5.4%.

Lorsque le VIX s’est ensuite approché de 60, l’équipe a considéré que le rapport risque/rendement devenait plus favorable. Une partie des protections a alors été monétisée et l’exposition aux actions progressivement remontée. La gestion macro a ainsi permis de répondre à deux phases de marché très différentes sans devoir remettre en cause les convictions fondamentales détenues en portefeuille.

3 ans plus tard, +33%

De septembre 2023 à fin septembre 2026, Carmignac Patrimoine a progressé de 33,7%, contre 25,2% pour son indicateur de référence. Soit environ 10% par an, avec une volatilité de 6% et une perte maximale de –5,4%, contre –9,4% pour l’indicateur.

Ces résultats ne racontent pas seulement une succession de bonnes décisions. Ils mettent en lumière une gestion capable de conserver ses convictions tout en faisant évoluer la manière de les exprimer : investir dans les entreprises américaines sans subir toute l’exposition au dollar, rechercher du rendement obligataire malgré la hausse des taux souverains, ou traverser un choc boursier sans renoncer à ses investissements de long terme. Le renouveau de Carmignac Patrimoine tient donc moins à de nouveaux moteurs qu’à une nouvelle façon de les faire travailler ensemble.

1Au 30/09/2026, performance brute.
2Du 01/01/2024 au 30/09/2026. Composante actions de l’indicateur de référence.
3La référence à certaines valeurs mobilières et à certains instruments financiers est fournie à titre illustratif uniquement, afin de mettre en évidence des titres qui sont ou ont été détenus dans les portefeuilles des fonds Carmignac.
Source : Carmignac, au 30 septembre 2026. Carmignac Patrimoine, part A EUR Acc, ISIN FR0010135103. Indicateur de référence : 40 % MSCI AC World + 40 % ICE BofA Global Government Index + 20 % ESTER capitalisé. Performances du fonds nettes de frais, hors éventuels frais d’entrée appliqués par le distributeur. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L’équipe de gestion peut évoluer au cours de la vie du fonds. La composition du portefeuille peut également évoluer dans le temps. Le fonds présente un risque de perte en capital. Les stratégies de diversification et de couverture ne garantissent pas une protection contre les pertes.


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