La Suisse figure parmi les pays affichant la plus forte espérance de vie au monde – un succès qui transforme en profondeur notre rapport au travail, à la retraite et à la sécurité financière. L’espérance de vie atteint aujourd’hui environ 82 ans pour les hommes et près de 86 ans pour les femmes. Plus révélateur encore : une personne qui fête ses 65 ans en Suisse peut espérer vivre encore 20 à 23 ans en moyenne. La retraite n’est donc plus une courte phase finale, mais une période de vie pouvant s’étendre sur plusieurs décennies.

Par Pascal Schuler, Head of Sales Switzerland

 

D’ici 2050, cette transformation va s’accélérer. La part des plus de 65 ans devrait approcher un quart de la population, tandis que le nombre de personnes de plus de 80 ans devrait plus que doubler. Cette évolution est renforcée par une véritable «collision démographique»: un vieillissement rapide combiné à l’un des taux de fécondité les plus bas de l’OCDE (env. 1,3 enfant par femme, contre 2,1 nécessaires au renouvellement des générations).

La longévité pose ainsi des défis majeurs. Selon le National Innovation Centre for Ageing (NICA), le coût de l’inaction pourrait atteindre 268 milliards de francs d’ici 2050, dont plus de 150 milliards liés aux dépenses de santé. Si la Suisse dispose d’atouts solides – recherche, confiance institutionnelle, gouvernance stable –, elle doit néanmoins adapter ses modèles économiques et sociaux.

Malgré ces réalités, un décalage persiste entre aspirations et préparation. En Suisse, seule environ une personne sur deux proche de la retraite connaît précisément ses futurs revenus. Les inquiétudes financières restent élevées. Une des causes est un «déficit de compréhension de la longévité»: beaucoup planifient encore sur la base de l’espérance de vie moyenne, sans intégrer la probabilité croissante de vivre jusqu’à 90 ans ou plus. Les économies sont souvent calibrées pour 15 à 20 ans, alors que la retraite peut durer bien davantage. Même si la Suisse affiche une sous‑préparation plus faible que d’autres pays (environ 3 personnes sur 10), le défi structurel demeure.

La préparation à la longévité repose sur quatre piliers interdépendants: la stabilité financière, la santé physique, le bien‑être émotionnel et la connectivité sociale. La stabilité financière en constitue le socle. Or la transition vers la retraite est devenue plus complexe: après des décennies d’accumulation, il faut gérer une longue phase de décumulation dans un contexte d’incertitudes liées aux marchés, à l’inflation et aux coûts des soins. Le temps est ici le facteur décisif: commencer à épargner tôt accroît fortement les options futures grâce aux intérêts composés.

L’allongement de la vie brouille aussi la frontière entre travail et retraite. En Suisse, beaucoup envisagent de travailler au‑delà de l’âge de référence, souvent à temps partiel et par choix, afin de rester actifs et socialement engagés. Du point de vue de la planification, cela réduit le risque de longévité en prolongeant la phase d’épargne et en retardant les retraits.

La longévité dépasse toutefois la seule dimension financière. Environ 70% des plus de 65 ans se disent en bonne ou très bonne santé, mais les coûts des soins de longue durée restent souvent sous‑estimés. Parallèlement, des liens sociaux solides sont essentiels: ils sont associés à une meilleure santé, à moins de besoins en soins et à une plus grande satisfaction de vie.

Pour la Suisse, la longévité est à la fois une réussite et un défi. Elle impose de repenser la retraite, la transmission du patrimoine et aussi l’asset management. Des vies plus longues nécessitent des solutions d’investissement adaptées à des horizons étendus, intégrant inflation, risque de séquence et revenus durables. La longévité n’est pas un risque à craindre, mais une opportunité – à condition d’anticiper et de s’adapter.


Fidelity propose des services financiers constitutifs d’acquisitions et/ou d’aliénation d’instruments financiers au sens de la loi fédérale sur les services financiers ( LSFin ). Fidelity n’est pas requise de vérifier le caractère approprié et adéquat des services financiers qu’elle procure sela la LSFin. Tout investissement doit se faire sur la base du prospectus actuel et de la FIB (feuille d’information de base), qui sont disponibles gratuitement, tout comme les statuts et les derniers rapports annuels et semi-annuels de nos distributeurs, auprès de notre Centre de Service Européen au Luxembourg, FIL (Luxembourg) SA, 2a rue Albert Borschette BP 2174 L-1021 Luxembourg, ou auprès de notre représentant et service de paiement Suisse, BNP Paribas Securities Services, Paris, succursale de Zurich, Selnaustrasse 16, 8002 Zurich. Ce document promotionnel et publié par FIL Investment Switzerland AG. L’information contenue dans ce matériel promotionnel ne doit pas être comprise comme une offre ou une invitation à faire une offre d’acquisition ou d’aliénation des produits financiers mentionnés dans ce matériel promotionnel.

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les rendements du fonds peuvent augmenter ou diminuer en fonction des fluctuations des taux de change.