Pendant des décennies, le portefeuille traditionnel 60/40 incarnait la simplicité grâce à deux piliers fondamentaux: les actions comme principal moteur de croissance à long terme, et les obligations de qualité comme élément défensif atténuant les pertes lors des ventes d’actifs risqués. Ce second pilier a particulièrement bien fonctionné entre 2000 et 2020, lorsque les rendements des actions et des obligations d’État étaient souvent négativement corrélés.
Par Max Dawe, Director ETF Strategist
Cependant, nous évoluons désormais dans un régime où l’inflation joue un rôle plus prononcé en tant que facteur macroéconomique, où les corrélations entre les rendements des actions et des obligations sont plus volatiles. Cela signifie que l’exposition à la duration est devenue une couverture moins fiable contre le risque actions.
Parallèlement, la fragmentation géoéconomique redéfinit les opportunités pour les investisseurs. La combinaison de la réorganisation des échanges et des chaînes d’approvisionnement, d’une politique industrielle plus active et de risques géopolitiques contribue à la divergence entre les régions, les secteurs et les profils de flux de trésorerie. Dans cet environnement, un portefeuille concentré sur les actions pondérées par la capitalisation et une seule source obligataire perd en robustesse. Les investisseurs doivent ainsi envisager d’autres solutions.
Les tendances macroéconomiques exigent un changement d’approche
Le contexte actuel n’est plus caractérisé par un cycle global unique, mais par une croissance inégale, des dynamiques d’inflation divergentes et des arbitrages politiques plus complexes. Les conditions financières s’assouplissent et la Fed tend vers de nouvelles baisses, tandis que l’inflation reste déconnectée entre les marchés, avec une inflation persistante des services aux États-Unis contrastant avec des dynamiques désinflationnistes en Europe.
Ce mélange a des conséquences spécifiques selon les régions. Aux États-Unis, de solides résultats soutiennent l’appétit pour le risque, mais les valorisations restent élevées et l’incertitude politique persiste. Cela élargit l’éventail des résultats possibles et augmente l’incertitude des investisseurs, même lorsque le scénario central est constructif. En Europe, la désinflation et une potentielle relance budgétaire peuvent créer des opportunités sélectives, mais les risques politiques et de politique économique restent pertinents pour la gestion du risque et les choix de couverture. Les marchés émergents peuvent bénéficier d’une amélioration du sentiment et de fondamentaux idiosyncratiques, mais restent sensibles aux variations du dollar américain et aux conditions financières mondiales.
Pour la construction de portefeuille, ces dynamiques changeantes renforcent un message central: la diversification ne consiste plus simplement à détenir deux grandes classes d’actifs, mais à combiner délibérément plusieurs moteurs de rendement différenciés, en portant une attention explicite aux profils de risque, au comportement des corrélations et à la liquidité en période de tension.
Deux axes majeurs pour répondre aux objectifs
Dans ce régime divergent, les investisseurs doivent se concentrer sur deux thèmes clés pour atteindre leurs objectifs:
- Rechercher des rendements résilients lorsque le leadership est étroit et la dispersion élevée.
- Construire une défense efficace dans un régime où la corrélation entre les rendements des obligations et des actions peut devenir positive.
Les investisseurs disposent de plusieurs leviers pour atteindre ces objectifs, avec la gestion active au cœur de leur démarche. À mesure que les marchés se resserrent et sont portés par l’exubérance technologique liée à l’IA, les risques de concentration au niveau des titres et des thèmes/secteurs augmentent. Une gestion active basée sur la recherche peut aider à atténuer ces risques en adoptant une approche bottom-up.
En pratique, cela signifie que les allocations en actions pourraient s’éloigner des indices pondérés par la capitalisation, largement dominés par les États-Unis, pour se répartir plus équitablement sur plusieurs autres régions comme l’Europe ou les marchés émergents. Cela peut également impliquer de diversifier les facteurs de style, en s’éloignant des indices axés sur la croissance pour se tourner vers des actifs de qualité ou de valeur.
Si cela peut offrir aux portefeuilles une base plus solide pour la stabilité et les rendements, d’autres leviers peuvent également renforcer leur résilience. Les obligations restent un élément central d’un portefeuille rééquilibré, d’autant plus que la hausse des rendements renforce leur capacité à générer un revenu réel. Cependant, elles ne devraient plus constituer la seule allocation défensive; l’ajout de solutions axées sur le revenu dans d’autres classes d’actifs, comme les actions, peut aussi offrir un avantage intéressant en termes de rendement ajusté au risque.
De même, dans un environnement à corrélation élevée, des instruments de diversification alternatifs doivent être utilisés pour différencier les rendements et renforcer la résilience lorsque cela est possible. Par ailleurs, la couverture de change peut permettre de gérer les dynamiques fluctuantes du dollar américain, dont le statut de valeur refuge est remis en question.
Les ETF actifs: un atout pour plus d’agilité
Un environnement macroéconomique et géopolitique en rapide évolution peut nécessiter des ajustements d’allocation tout aussi rapides. Les ETF peuvent faciliter ces changements et offrir aux investisseurs une méthode agile pour accéder aux marchés ou s’en retirer, grâce à des solutions modulaires.
Cette approche par blocs peut également aider les investisseurs à exprimer les changements plus larges nécessaires aux portefeuilles modernes : une diversification régionale plus intentionnelle en actions, une palette de revenus plus diversifiée en obligations, ou encore des ajustements tenant compte du climat, par exemple.
Les ETF de Fidelity, fondés sur la recherche, peuvent servir de blocs de construction essentiels pour cibler des résultats précis sur de nombreux marchés et classes d’actifs, offrant aux investisseurs les avantages des fonds traditionnels, dans un format ETF efficace. Ils représentent une solution économique, flexible et transparente pour intégrer les analyses exclusives de Fidelity dans les portefeuilles d’investissement.
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